J’ai pris cette photo chez un client. J’aime assez. Je la trouve apaisante. Par association d’idées, je la mets en rapport avec le livre que je lis en ce moment « Le grand voyage de la vie, un père raconte à son fils », entretien entre Tiziano Terzani, grand reporter italien et son fils Folco. Au crépuscule de sa vie, rongé par la maladie, Tiziano Terzani, qui s’est retiré de longues années pour méditer, donne rendez-vous à son fils dans la campagne toscane, là où se trouve la maison familiale, pour évoquer ce qu’a été sa vie, tout en la mettant en perspective avec le mystère de la Vie avec un grand V. Je vous en dirai plus lorsque je l’aurai terminé. En attendant, voici un extrait qui résonne fort en moi.

Tiziano Terzani à son fils : « Chaque vie a sa voie qui lui est propre mais le plus drôle, c’est qu’on ne s’en aperçoit que lorsqu’elle est finie. On se retourne et on se dit « Ah mais tiens, il y a un fil ! » Tout au long de sa vie, on ne le voit pas ce fil, pourtant il est là. Toutes les décisions que l’on prend, tous les choix que l’on fait, sont déterminés – croit-on –  par notre libre arbitre mais ça aussi c’est un mensonge. Nos actes sont déterminés par quelque chose que l’on porte en nous et qui n’est autre que notre instinct, et peut-être par quelque chose que tes amis indiens nomment le karma, terme avec lequel ils expliquent tout, même ce que, nous, nous considérons comme inexplicable. Ce concept a sans doute un fondement car certains événements de notre vie ne s’expliquent pas autrement que par une accumulation d’actes – des mérites aussi bien que des fautes – commis dans des vies précédentes. »

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Comment ( 1 )

  • Domi

    J’aime bien la photo et l’extrait.
    Mais c’est quoi la photo, un cucurbitacé ?

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