A sa sortie de prison, Alain Evrard, 48 ans, revient vivre chez sa mère. Le temps de trouver un nouveau travail et un appartement. Yvette l’accueille. Plus par devoir que par plaisir. Lui se sent à l’étroit dans cette maison trop propre, trop bien tenue dans laquelle le temps semble s’être arrêté. Elle, est perturbée par ce fils qui a dérapé et qui, par bien des aspects, ressemble à son père, son mari, homme visiblement colérique et peu aimant, disparu depuis plusieurs années. Seul le chien semble faire la jonction entre ces deux êtres en souffrance, dont ils se disputent la présence entre la cuisine et la salle à manger. Un mur de silence s’est élevé entre eux que rien ne semble pouvoir abattre, pas même la tumeur au cerveau qui grignote jour après jour Yvette.

Le film de Stéphane Brizé m’a bouleversée, tant pour le thème qu’il aborde – la fin de vie et le suicide assisté –  que pour son traitement. Les rôles que tiennent Vincent Lindon et Hélène Vincent semblent avoir été écrits pour eux. Tout est d’une justesse de ton incroyable et le sujet de la fin de vie est traité sans voyeurisme ni pathos outrancier. Dialogues et silences sont ciselés. Un travail de précision, de finesse, de nuances.

J’en suis ressortie le cœur lourd et les yeux humides mais indubitablement plus riche.

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