Crédit photo Bauer-objectifs.de - Fotolia.com
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Il y a longtemps que je ne vous ai pas présenté une expression. J’aime bien celle-ci même si son origine témoigne d’une cruauté sans borne de nos congénères. Elle signifie « être mécréant, avoir des idées trop libres en matière de religion »… Quel rapport avec le fagot me direz-vous ? En fait, à une époque un peu lointaine, celui ou celle qui avait des idées éloignées de la « ligne du parti », en l’occurrence de la religion en place, était considéré(e) comme hérétique et puni(e)… par le feu. Rappelez-vous de Jeanne la Pucelle. Si les bûches faisaient durer le bûcher auquel les mécréants étaient condamnés, les fagots permettaient de le démarrer. Attaché à un poteau, le désigné « mécréant » avait le temps de se voir mourir « à petit feu » (si je peux me permettre ce jeu de mots !) et par conséquent de « sentir le fagot ». L’expression est née après la pratique puisqu’elle n’apparaît qu’au cours du XVIe siècle – même si on a continué à brûler vif les « déviants » – . Si elle est d’abord utilisée à l’endroit de ceux qui ne respectent pas le dogme religieux, elle concerne ensuite tout ceux qui sont considérés comme « subversifs ».

 

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