Couverture Les raisons du doute de Gianrico Carofiglio

Désigné en appel par Fabio Paolicelli pour être son défenseur, Guido Guerrieri se rend à la prison de Bari pour le rencontrer. Surprise ! Fabio Paolicelli n’est autre que Fabio Ray-Ban, un « cogneur fasciste » avec lequel l’avocat des Pouilles a eu maille à partir il y a 25 ans, alors qu’il ne faisait pas encore partie du barreau.

Spontanément, l’avocat n’a guère envie de s’occuper de la défense de Fabio Paolicelli qui ne l’a pas reconnu. Il croupit en prison depuis un an et demi pour trafic international de stupéfiants mais nie toute implication. Certes, des zones d’ombre persistent dans l’enquête qui a été menée et le comportement du premier avocat de Paolicelli est pour le moins surprenant mais le passé de Paolicelli ne plaide pas en sa faveur.

Décidé à refuser ce dossier, Guido Guerrieri reçoit, quelques jours plus tard à son cabinet, la visite de la femme de Paolicelli. Une rencontre qui le fera changer d’avis tout en malmenant ses convictions et sa déontologie.

J’ai pris grand plaisir à lire cette nouvelle enquête de l’avocat pénaliste de Bari qui nous laisse entrevoir le fonctionnement de la justice italienne et tout ce qui se trame dans ce milieu, entre petits arrangements et grandes machinations. Le personnage de Guido Guerrieri, féru de littérature et de boxe, est décidément attachant tout comme l’ambiance globale de ce livre, qui, à quelques incursions près à Rome, se déroule entièrement dans la ville de Bari, ville portuaire donnant sur l’Adriatique, ville de brassage, de départs et d’arrivées, de trafics en tout genre. Une belle découverte que cet auteur !

Extrait, page 41 : « Le dossier ne contenait pas d’autres détails notables. Il y avait un compte rendu toxicologique concernant la substance stupéfiante. La cocaïne était pure à 68%, c’est-à-dire d’excellente qualité. De quoi en tirer des centaines de milliers de doses à revendre au détail, d’après l’auteur du rapport.

Il y avait aussi les relevés des appels téléphoniques de Paolicelli et de sa femme. La brigade financière les avait saisis en pensant y trouver des contacts intéressants juste avant ou juste après le contrôle qui avait mené à la découverte de la drogue. De toute évidence, ce n’avait pas été le cas puisqu’ils avaient été transmis au parquet accompagnés d’une note riquiqui : « les relevés des communications téléphoniques saisis n’ont révélé aucun contact significatif. » Fin. » Gianrico Carofiglio.

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